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Les livres Sacrés

Mythes fondateurs de nos civilisations
dont les mauvaises interprétations nous pourrissent la vie


Upanisads de l'Inde, Thora des Juifs, Évangiles des Chrétiens et Coran des Musulmans,
Les livres sacrés sont les mythes fondateurs de nos civilisations.

Alejandro Jodorowsky avec qui j'ai pris des cours d'interprétation de la bible, explique ainsi la naissance des mythes dans son livre Un Évangile pour guérir (Éditions du Relié) :

"...D'abord, quelqu'un les rêve, puis ces rêves sont changés en chants, que quelqu'un transforme en poèmes ; enfin, quelqu'un encore les écrit dans des livres sacrés..."
(je ferais d'autre citations de ce livre plus bas repérées par un *)

Les livre sacrés sont des contes de fées, des symboles métaphoriques, leur signification est floue et ambiguë.

Quand je vois la difficulté qu'on a à comprendre le français du seizième siècle comme Les Essais de Montaigne, il est évident qu'on ne peut à notre époque être sûr de la signification d'origine de textes vieux de deux à quatre mille ans, qui de surcroît, nous sont arrivés traduits, modifiés et amputés. Exemple :
Les cinq livres qui constituent la thora manuscrite dans les rouleaux (Sefer Thora en peau animale) ne contiennent pas de voyelle, c'est à dire que la signification des mots et donc quelles voyelles il faut supposer pour pouvoir prononcer le texte, est une transmission de tradition orale de professeur à élève ; après dans les éditions papier commerciales, les voyelles sont fixées et le texte gelé, c'est à dire mort.

Si j'écris ce mot français sans voyelle B_CH_ ça laisse beaucoup de possibilités de significations, BaCHe BêCHe BiCHe BouCHe BuCHe, mais aussi BâCHa du verbe bâcher, BêCHa du verbe bêcher, BiCHa du verbe bicher (crâner) BouCHa du verbe boucher, BûCHa du verbe bûcher.
Le texte autour d'un mot sans voyelle peut donner des indices, si je dis « Un doigt dans la B_CH_ » on comprend tout de suite que ça veut dire « Un doigt dans la bûche » la bûche de noël bien sur, parce que là encore un même mot peu avoir plusieurs significations culturelles ; et après je mets mon doigt dans la bouche pour goûter.

Mais si le texte autour du mot sans voyelle, est aussi sans voyelle comme dans la Thora, ça laisse une infinité de combinaisons et il devient complètement flou si on a pas au moins une petite idée de ce à quoi pensait celui qui l'a écrit : est-ce un livre de recettes de cuisine ou un guide spirituel thérapeutique ?

Si le professeur est un barbare psychologique antiféministe parce que fâché avec sa maman étouffante, le livre aura une signification.
Si le professeur est un artiste polyvalent mystique, on aura une autre signification.

Quelle est la différence entre un religieux et un mystique ?
Le religieux se lave les mains après être alleé aux toilettes, parce qu'il pense que le sexe est sale ; le mystique se lave les mains aussi avant d'aller aux toilettes, parce qu'il pense que le sexe est sacré.

L'interprétation qu'on fait d'un livre sacré varie donc en fonction du niveau de connaissance*, de conscience et de finesse d'esprit de celui qui l'interprète.

Les livres sacrés sont encore de nos jours pris par les religions comme des vérités historiques, elles en ont tiré des lois, fait des interprétations figées, qui n'étant plus au niveau de nos capacités spirituelles actuelles, nous limitent, deviennent toxiques et rendent toute la planète malade.

Ces mauvaises interprétations sont la source de toutes les névroses socio-historico-culturelles de nos civilisations qui nous sont transmise par nos arbres psychogénéalogique familiaux, puis par les institutions scolaires préhistoriques et sclérosantes, et qui nous intoxiquent et nous pourrissent la vie en empêchant notre épanouissement naturel, entraînant ratages, maladies, suicides, crimes, autodestructions et déséquilibres écologiques planétaire.

Il est possible d'enrayer cette gangrène en se réappropriant ces livres sacrés et en les relisant comme des contes de fées, comme on souffle sur des braises pour en faire rejaillir le feu.

Pour cela sont nécessaires quelques règles n'ayant pas pour fondement des notions de bien et de mal, mais des notions de beauté* et de quête de la finesse.

Ces règles, c'est Alejandro Jodorowsky qui nous les a transmises à l'issu d'un trimestre de cours d'interprétation de la bible, et en réaction à des incidents et expériences divers qui s'y sont produit.

  1. Le groupe de travail sur le livre sacré est ouvert à tous sans distinction de race, religion, age, qualités personnelles, etc.
  2. Cette étude des textes sacrés est gratuite.
  3. Lorsqu'on vient pour la première fois : écouter, se mettre au courant, ne pas intervenir avant la deuxième fois.
  4. Ce groupe se réunit pour travailler sur UN livre sacré, il ne convient donc pas d'essayer de créer du prosélytisme sur d'autres livres auxquels on croit, pendant ou immédiatement après les réunions.
  5. Le professeur ici c'est le livre, pas une personne, chacun doit s'exprimer sans respecter de professeur.
  6. Ne pas amener dans le groupe de travail les horreurs du monde, ne pas se plaindre de ce que le monde ne soit pas parfait, quand on parle du parfum ne pas penser à l'excrément.
  7. Ne pas casser le travail collectif en faisant des apartés.
  8. Se maîtriser, ne pas accaparer le temps de parole collectif, ne pas parler trop, ne pas couper les autres, ne pas faire de digression par rapport à l'objet de l'étude : le livre sacré lui-même.
  9. Ne pas se laisser distraire et absorber par un animal, un enfant, un incident, etc.
  10. Donner l'interprétation la plus élevée et la plus positive, ne pas s'autoriser à donner une interprétation négative.
  11. Interpréter purement le livre sacré, être anonyme, se dédier au livre, ne pas se raconter et faire des commentaires sur soi-même, par contre il est bon d'exprimer ses sentiments, ton sentiment est important.
  12. Accepter les idées énoncées comme un don, ne pas entrer dans la compétition en disant : « Je le savais, je l'avais déjà pensé. », etc. Ne pas nier le don qui vient de l'extérieur.
  13. Dans le mysticisme on peut se répéter les uns les autres, c'est toujours beau, ton sentiment est important, seul l'émotionnel sera différent.
  14. PRINCIPE DE BASE : Le Talmud accepte des opinions contraires et les respecte toutes, dans ce travail on ne discute pas, on ne s'oppose pas, des interprétations peuvent être antinomiques et pourtant justes, c'est Dieu qui décidera de ce qui est juste.

toutes ces petites règles peuvent aussi s'appliquer à différents niveaux dans les relations humaines de notre vie de tous les jours.
On peut ajouter quelques-unes :

Reprendre la parole derrière quelqu'un en disant :
« À la lumière de ce que tu viens de dire... ».

Et la crème de la crème de la pensé d'Alejandro Jodorowsky, qui devrait commencer toute conversation :
« Selon ce que je sais, jusqu'à un certain point, au risque de me tromper énormément, et, si tu le veux bien. ».

Alejandro a participé à un entretien sur la radio Ici et Maintenant début 2003 dans lequel il traite particulièrement le thème des mythes mal interprétés.
Tu peux l'écouter ici, et en lire la transcription texte ici

Dans cette vidéo à 7:26 Alejandro explique comment sont crées les sociétés à partir des mythes fondateurs : Voir la vidéo

Son livre Los Evangelios para sanar aux édition La Llave de 1996 en espagnol, est sorti en Français dans une version augmentée (2 volumes) : Un évangile pour guérir (juin 2003) et Le Dieu intérieur (janvier 2004) aux édition du Relié ;
Deux livres qui devraient être dans toutes les églises Catholiques et tous les Temples Protestants à côté de la bible.

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