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Militer

Désobéir à la société établie pour dénoncer les dérives perverses du système qui vont contre la santé de la planète et par conséquence mettent en péril le merveilleux et miraculeux phénomène de la vie.

Aujourd'hui moultes formes se développent en réaction à la gangrène dictatoriale :
Associations de quartier, mouvements artistiques, légalistes, non-violents, désobéissants civiles ou civiques.

Les nouveaux militants http://nouveauxmilitants.net un mouvement, un livre. Voir aussi la rubrique reportages

En vue d'une rencontre-débat Art et activisme annoncée sur www.art-espace-public.c.la un être humain bienveillant disait entre autre :
Pourquoi les mouvements sociaux viennent-ils se frotter à l'art ?
Qu'est-ce que la dimension artistique apporte à ces actions ?


À notre époque, dans cette société déshumanisée, l'art est le seul langage restant universel porteur de spiritualité, tout ce qui manque justement aux religions qui ne sont que cultuelles, aux médias qui sont à la solde des publicitaires.

À ce sujet, j'ai été témoin dans le cadre d'une master-classe publique de violon au conservatoire de musique de Paris CNSMDP qu'à un certain niveau, un grand professeur peut transmettre dans son enseignement autre chose que de la technique purement musicale, mais aussi un sens de la position corporelle proche du yoga, et plus précisément un conseil sur l'ouverture corporelle, signe de don de soit envers le public.

À Notre-Dame de Paris, à la fin de la messe du dimanche soir, quand l'organiste fini son improvisation, le public (pardon, les fidèles) est tourné vers le grand-orgue, restant à écouter, et applaudit comme à un concert, alors que c'est seulement la conclusion d'un culte religieux, preuve que la spiritualité n'est pas toujours du côté ou on devrait la trouver ; ici, le culte catholique est souvent vide de spiritualité car encore et toujours basé sur des notions de bien et de mal ; c'est l'organiste et son art qui comble ce vide.
Louis Vierne, musicien compositeur improvisateur et organiste titulaire du grand orgue de Notre-Dame de Paris de 1900 à 1927 (il mourut à son orgue en accompagnant une messe) en fût un des plus beaux exemples.
Dans un livre qui lui est consacré, il est relaté que des ecclésiastiques se sont plaint que ses improvisations perturbaient le caractère sacrée de la messe, mais Louis Vierne fut au contraire approuvé par le curé dirigeant de l'époque comme source d'inspiration et de méditation mystique, les plaignant furent déboutés.
Ne parlons pas des lieux de cultes qui ne laissent place à aucune oeuvre d'art qui pourrait rendre les pauvres âmes sensibles à la beauté.
Si on ne peut pas voir Dieu, on peut voir la beauté de ses manifestations.

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